En région Katundu, le Tundu de sang royal, prend naissance dans la pirogue sacrée. Les Occidentaux
appelaient roitelet, un monarque transformé aussi par eux en chef tribal ou coutumier, et qui régnait
pourtant sur une superficie quatre à cinq fois supérieures à celle de la métropole (Belgique). Ce
Tundu est un réincarné, sorti tout droit de la rivière LOANGE. La cérémonie du Katundu est très
complexe. Elle a mille bras comme les milles branches de l’arbre originel, qui se perdent dans
l’immensité du monde d’en haut.
La danse M’Buya de différents groupes bien spécifique commence toujours par la cérémonie du
Katundu. En premier, les leçons de morales, puis suivent les invocations aux génies de la forêt à qui
l’on rend hommage respectueux.
On demande à ces mêmes esprits de nombreuses interventions concernant la fertilité, les cultures
et le bétail. Afin de ne pas les irriter, les assemblées chantent et dansent tout en allant répandre de
la nourriture et des boissons, entre les villages et la brousse. Ainsi calmées, ces entités ne
reviendront pas demander des comptes aux vivants.
Viennent ensuite les jeunes fraîchement initiés avant de retourner vers un nouveau parcours. Les
tambours et les tamtams retentissent même la nuit pendant plusieurs jours, voire plusieurs
semaines. Les danses sont rythmées par trois pas en avant un grand pas en arrière. Le tout est
couvert par des chants qui racontent les exploits des chasseurs et des guerriers. Les festivités se
termineront par des scènes racontant la vie de tous les jours : moqueries envers les chefs, façons
de ridiculiser les femmes se faisant trop remarquer, comme la prétentieuse vivant au crochet de l’homme blanc et revenant au village pour insulter ses semblables en les traitant de sauvages ou
d’arriérés, etc… , les hommes peureux, profiteurs, fainéants sont également représentés.
Parmi ces masques Tundu, on rencontre l’innocent, l’hypocrite, l’arrogant, le provocateur, le naïf,
le fou, l’alcoolique, etc…, dont certains sont hués par la foule, avec jets de pierres et coups de
bâtons.
On ressent dans le PENDE, les style SOONDE, BENA MAÏ, LULUA, KETE, Etc.
Le long du KWILU sur les deux rives du nord au sud, de nombreux masques et statues PENDE ont
absorbé tout ce qui les intéressait en provenance de leur voisin comme à l’extrême sud KWANGO-
KASAÏ chez le CIOKWE (Tshofwe), M’Pasu, WONGO, etc.

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